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« Méconnaître
les
ressources de la technologie de l’organisation est
paradoxalement peut être plus grave pour le manager
que de méconnaître la technologie de
l’information »
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Cette
affirmation
de Jean-Louis Le Moigne,
éminent chercheur dans les sciences des systèmes et de
l’ingénierie, extraite de son ouvrage Les
Systèmes de Décision dans les Organisations –
1974, est encore plus pertinente près de cinquante ans
après, à notre époque de l’explosion des outils
digitaux, du Big Data, des IoT, de l’usine 4,0 et des
promesses de l’IA.
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Dans
les
pages qui suivent, généreusement nommées ACADÉMIE,
je vous invite à partager succinctement les
référentiels sur lesquels je m’appuie pour observer
une organisation, en comprendre la dynamique de
fonctionnement, mettre en lumière les
dysfonctionnements et construire avec mes Clients les
solutions pour y remédier.
Ces
référentiels agissent comme des prismes pour
décomposer la réalité observée en éléments simples
plus facilement compréhensibles et dont la combinaison
restitue la réalité du fonctionnement observé, à
l'image des prismes optiques qui décomposent la
lumière blanche en ses composantes monochromatiques.
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COMMENT
REGARDER
UNE ENTREPRISE
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L’ENTREPRISE
VUE DE L’EXTÉRIEUR
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L’ENTREPRISE
VUE À L’INTÉRIEUR |
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Avec
des
yeux
peu entraînés nous
ne
voyons
de
l’entreprise
qu’une écorce qui cache bien des choses.
Sans
un œil aguerri nous ne voyons pas les parties
cachées ou difficilement visibles.
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Plongés
au cœur de l’entreprise
nous nous heurtons quotidiennement aux insuffisances de
l’organisation, voire à son inefficacité.
Ah
si les machines à café pouvaient parler ! Que ne nous
raconteraient-elles pas sur tout ce qui ne va pas, tout
ce qu’il faudrait changer ... chez les autres bien sûr.
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Pour
percer la complexité d’une organisation j’imagine
qu’elle est constituée de plusieurs couches entourant un
noyau central, à l’image
du système d’exploitation d’un ordinateur
ou
de
la
structure
d’un atome ou encore du globe terrestre.
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L’entreprise vue de l’extérieur |
L’entreprise
vue à l’intérieur |


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UN
REGARD
SYSTÉMIQUE
Dans
les pages qui suivent nous allons percer l’écorce de l’entreprise
avec un
regard systémique pour
découvrir
ce qu’il se passe à l’intérieur.
S’élever
pour mieux voir, relier pour mieux comprendre, situer
pour mieux agir : c’est ce qui caractérise l’approche systémique
pour
une
meilleure compréhension globale des
situations
complexes
et des problèmes rencontrés.
Le
regard
systémique
met l’accent sur les relations entre les différentes
composantes de l’organisation et
sur les
boucles
de régulation qui lui permettent de ne pas dériver des
trajectoires fixées et de contrôler les changements de
trajectoires.
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développement du thème
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STRUCTURE
ET
DYNAMIQUE D’UNE ORGANISATION
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Une
organisation est composée d’organes reliés entre eux par
des flux de travail et des flux d’informations. Le noyau
de l’entreprise est composé :
-
d'une
structure, c’est-à-dire les différentes parties
qui
sont
reliés entre
elles par des flux de travail et des
flux d’informations
;
-
d'une dynamique de fonctionnement c’est-à-dire
comment et par quels moyens ces liens permettent de
coordonner le travail de chacun pour atteindre les buts
que l’entreprise s’est fixés.
L’analogie
avec un être vivant, que j’utilise,
facilite
la
compréhension
de
ce
que l’on observe et que l‘on ressent lorsqu’on navigue
dans les méandres d’une organisation.
La
très
pertinente synthèse réalisée par Henry Mintzberg est à
la base de mon approche.
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thème

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Toute
entreprise,
qu’elle
soit industrielle ou artisanale, technique ou
artistique, commerciale ou culturelle ou encore non
marchande, doit maîtriser la valeur ajoutée qu’elle
produit pour atteindre ses buts et ses objectifs. La
première
couche qui enveloppe le
noyau
est
le
management de la performance, c’est-à-dire un
management au sens large qui se développe selon les
trois axes ODA : Organiser, Diriger, Agencer.
Le
management de la performance prend appui sur la
structure de l'organisation et sa dynamique de
fonctionnement.
Le
système
conçu
et
développé
chez Toyota par Taiichi
Ohno
sous
le nom de TPS (Toyota Production System) est
une
solide référence
pour
analyser les conditions dans lesquelles une entreprise
manage sa performance
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La
deuxième couche reprend un basic de la qualité,
communément appelé bon du premier coup ou zéro
défaut, qui est à la base de l’obtention de la
performance : comment piloter les processus, quels
qu’ils soient et où qu’ils soient, pour qu’ils
produisent le résultat attendu.
Ces
slogans
des
années 90 ne sont plus à la mode au XXIème
siècle. Pour autant les principes de base sont toujours
d’actualité et demeurent nécessaires en toute situation.
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INDICATEURS
DE PERFORMANCE ET DE PILOTAGE
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La
troisième couche concerne l’interface de type IHM
(Interface Homme-Machine) entre la machine organisation
et les décideurs qui la pilotent, ceci à tous les
niveaux.
Actuellement
on parle beaucoup de
KPI
(Key Performance
Indicator).
Mais
à
chaque niveau, du
Président à l’Opérateur de base, il
faut
disposer
d’indicateurs de pilotage accessibles, réactifs
et pertinents.
L’indicateur
de performance ne peut pas se
confondre avec un
indicateur
de pilotage et réciproquement.
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La
quatrième
couche,
l’écorce,
représente
en
quelque sorte l’épiderme de l’organisation, ce que l’on
voit, ce que l'on touche, ce que l’on ressent avec nos
différents sens. Cette couche fait l’objet
d’innombrables analyses qui sont en permanence
actualisées selon les événements de la vie de tous les
jours.
Ces
analyses sont facilement accessibles par
vous tous dans les livres et sur Internet. Par
conséquent je ne développe pas ici l'écorce de
l'organisation.
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